Séminaire Foucault pour la psychanalyse ?

Séminaire organisé par Pénélope Deutscher, purchase professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) dans le cadre du séminaire Sexualités et genre dirigé par Monique David-Menard

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Le séminaire Sexualités et genre IV dirigé par Monique David-Menard accueille Pénélope Deutscher, viagra buy professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) sur Foucault et le sexe reproducteur.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, online I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Dates et lieux :

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon : 4, rue Marie-Andrée Lagroua Weill Halle – Paris 13ème – M° Bibliothèque F. Mitterrand.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Le séminaire Sexualités et genre IV dirigé par Monique David-Menard accueille Pénélope Deutscher, viagra buy professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) sur Foucault et le sexe reproducteur.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, online I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Dates et lieux :

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon : 4, rue Marie-Andrée Lagroua Weill Halle – Paris 13ème – M° Bibliothèque F. Mitterrand.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Séminaire organisé par Monique David-Menard dans le cadre de « SEXUALITES ET GENRE ».

Les jeudis 06, 13,20, et 27 janvier 2011 et les 03, 10, 17 et 24 mars 2011 de 12h à 14h salle 238C de la Halle aux Farines – Esplanade Pierre Vidal-Naquet – Paris 13°.

Foucault est certainement le philosophe qui, dans la pensée contemporaine, a le mieux pensé qu’une pratique, c’est de la pensée, et c’est à ce titre qu’il intéresse la psychanalyse, qui est une pratique. Elle transpose, en effet, la vie sexuelle dans les conditions de la cure, ce que dit en allemand le terme Übertragung, trop souvent traduit par « transfert ».  Foucault montre qu’une pratique, c’est de la pensée, non pas en articulant dans une philosophie de la causalité théorie, technique, pratique et poésie, comme l’a fait Aristote,  mais en décrivant des « positivités » qui ne requièrent plus qu’on fasse de la distinction entre théorie et pratique un concept organisateur. C’est pourquoi L’Archéologie du savoir (1970) qui prend acte de cet éloignement (mis en œuvre  sur quelques exemples dans ses ouvrages antérieurs) est un très grand livre.

Le séminaire portera sur :

1.  l’approche des « énoncés »,  le concept de « discours » chez Foucault confronté à celui qu’élabore Lacan dans les mêmes années, et sur les « a priori historiques » à différencier des « a priori formels »

2. Opération, norme et critique chez Foucault et chez Judith Butler

3. Formes de subjectivation et critique du sujet chez Foucault et Deleuze

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010, le séminaire accueillera deux conférences de Pénélope Deutscher, professeur de philosophie à Northwestern University, (Evanston/Chicago) sur «  La reproduction des vivants chez Foucault » en salle RH02B du Bâtiment Buffon – 4 rue Marie-Andrée Lagroua Weill-Halle – Paris 13° – Métro F. Mitterand.d.

Le séminaire Sexualités et genre IV dirigé par Monique David-Menard accueille Pénélope Deutscher, viagra buy professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) sur Foucault et le sexe reproducteur.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, online I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Dates et lieux :

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon : 4, rue Marie-Andrée Lagroua Weill Halle – Paris 13ème – M° Bibliothèque F. Mitterrand.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Séminaire organisé par Monique David-Menard dans le cadre de « SEXUALITES ET GENRE ».

Les jeudis 06, 13,20, et 27 janvier 2011 et les 03, 10, 17 et 24 mars 2011 de 12h à 14h salle 238C de la Halle aux Farines – Esplanade Pierre Vidal-Naquet – Paris 13°.

Foucault est certainement le philosophe qui, dans la pensée contemporaine, a le mieux pensé qu’une pratique, c’est de la pensée, et c’est à ce titre qu’il intéresse la psychanalyse, qui est une pratique. Elle transpose, en effet, la vie sexuelle dans les conditions de la cure, ce que dit en allemand le terme Übertragung, trop souvent traduit par « transfert ».  Foucault montre qu’une pratique, c’est de la pensée, non pas en articulant dans une philosophie de la causalité théorie, technique, pratique et poésie, comme l’a fait Aristote,  mais en décrivant des « positivités » qui ne requièrent plus qu’on fasse de la distinction entre théorie et pratique un concept organisateur. C’est pourquoi L’Archéologie du savoir (1970) qui prend acte de cet éloignement (mis en œuvre  sur quelques exemples dans ses ouvrages antérieurs) est un très grand livre.

Le séminaire portera sur :

1.  l’approche des « énoncés »,  le concept de « discours » chez Foucault confronté à celui qu’élabore Lacan dans les mêmes années, et sur les « a priori historiques » à différencier des « a priori formels »

2. Opération, norme et critique chez Foucault et chez Judith Butler

3. Formes de subjectivation et critique du sujet chez Foucault et Deleuze

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010, le séminaire accueillera deux conférences de Pénélope Deutscher, professeur de philosophie à Northwestern University, (Evanston/Chicago) sur «  La reproduction des vivants chez Foucault » en salle RH02B du Bâtiment Buffon – 4 rue Marie-Andrée Lagroua Weill-Halle – Paris 13° – Métro F. Mitterand.d.

Séminaire organisé par Inara Luisa Marin en 5 séances

Jeudis 18 novembre et 9 décembre 2010 de 14h à 16h en salle 355A – Bâtiment Condorcet – 4 rue Elsa Morante – Paris 13° – M° Bibliothèque F. Mitterand. Jeudis 10 février, 17 mars et 21 avril 2011 : salle précisée ultérieurement.

18 novembre : introduction à la problématique

9 décembre : Chodorow

Texte de base : Chodorow, Nancy J., The reproduction of mothering, Berkley, University of California Press, 1978 (reprint 1999).

10 février : Mitchell

Texte de base : Mitchell, Juliet, Psychanalyse et féminisme, T.1 et 2, Paris, Editions des Femmes, 1975.

17 mars : Kristeva

Texte de base : Kristeva, Julia, « Le temps des femmes », in Cahiers de recherche des sciences de textes et documents, n°34/44, 5, 1974, pp.5-19.

21 avril : Irigaray

Texte de base : Irigaray, Luce, Speculum, de l’autre femme, Paris, Editions de Minuit. Coll. « Critique », 1974.

Ce séminaire sera consacré à l’articulation entre libido et société telle qu’elle peut être pensée par la psychanalyse et le féminisme. Pour ce faire, nous aborderons tout d’abord l’approche de Nancy Chodorow, psychanalyste et anthropologue américaine, qui, avec son célèbre livre The Reproduction of mothering (1978), articule psychanalyse et féminisme par le biais de la théorie de la relation d’objet. Nous aborderons ensuite les approches théoriques de Juliet Mitchell, Julia Kristeva et Luce Irigaray, qui ont été, chacune à leur façon, marquées par le retour à Freud effectué par Lacan. Ce rapide panorama fera apparaître les avancées de chacune de ces approches; il en fera également ressortir les limites, voire les impasses. Il ouvrira enfin vers une lecture critique de l’articulation de la théorie psychanalytique et de la théorie féministe, qui ne fasse pas violence aux spécificités de l’une et de l’autre.

Le séminaire Sexualités et genre IV dirigé par Monique David-Menard accueille Pénélope Deutscher, viagra buy professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) sur Foucault et le sexe reproducteur.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, online I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Dates et lieux :

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon : 4, rue Marie-Andrée Lagroua Weill Halle – Paris 13ème – M° Bibliothèque F. Mitterrand.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Séminaire organisé par Monique David-Menard dans le cadre de « SEXUALITES ET GENRE ».

Les jeudis 06, 13,20, et 27 janvier 2011 et les 03, 10, 17 et 24 mars 2011 de 12h à 14h salle 238C de la Halle aux Farines – Esplanade Pierre Vidal-Naquet – Paris 13°.

Foucault est certainement le philosophe qui, dans la pensée contemporaine, a le mieux pensé qu’une pratique, c’est de la pensée, et c’est à ce titre qu’il intéresse la psychanalyse, qui est une pratique. Elle transpose, en effet, la vie sexuelle dans les conditions de la cure, ce que dit en allemand le terme Übertragung, trop souvent traduit par « transfert ».  Foucault montre qu’une pratique, c’est de la pensée, non pas en articulant dans une philosophie de la causalité théorie, technique, pratique et poésie, comme l’a fait Aristote,  mais en décrivant des « positivités » qui ne requièrent plus qu’on fasse de la distinction entre théorie et pratique un concept organisateur. C’est pourquoi L’Archéologie du savoir (1970) qui prend acte de cet éloignement (mis en œuvre  sur quelques exemples dans ses ouvrages antérieurs) est un très grand livre.

Le séminaire portera sur :

1.  l’approche des « énoncés »,  le concept de « discours » chez Foucault confronté à celui qu’élabore Lacan dans les mêmes années, et sur les « a priori historiques » à différencier des « a priori formels »

2. Opération, norme et critique chez Foucault et chez Judith Butler

3. Formes de subjectivation et critique du sujet chez Foucault et Deleuze

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010, le séminaire accueillera deux conférences de Pénélope Deutscher, professeur de philosophie à Northwestern University, (Evanston/Chicago) sur «  La reproduction des vivants chez Foucault » en salle RH02B du Bâtiment Buffon – 4 rue Marie-Andrée Lagroua Weill-Halle – Paris 13° – Métro F. Mitterand.d.

Séminaire organisé par Inara Luisa Marin en 5 séances

Jeudis 18 novembre et 9 décembre 2010 de 14h à 16h en salle 355A – Bâtiment Condorcet – 4 rue Elsa Morante – Paris 13° – M° Bibliothèque F. Mitterand. Jeudis 10 février, 17 mars et 21 avril 2011 : salle précisée ultérieurement.

18 novembre : introduction à la problématique

9 décembre : Chodorow

Texte de base : Chodorow, Nancy J., The reproduction of mothering, Berkley, University of California Press, 1978 (reprint 1999).

10 février : Mitchell

Texte de base : Mitchell, Juliet, Psychanalyse et féminisme, T.1 et 2, Paris, Editions des Femmes, 1975.

17 mars : Kristeva

Texte de base : Kristeva, Julia, « Le temps des femmes », in Cahiers de recherche des sciences de textes et documents, n°34/44, 5, 1974, pp.5-19.

21 avril : Irigaray

Texte de base : Irigaray, Luce, Speculum, de l’autre femme, Paris, Editions de Minuit. Coll. « Critique », 1974.

Ce séminaire sera consacré à l’articulation entre libido et société telle qu’elle peut être pensée par la psychanalyse et le féminisme. Pour ce faire, nous aborderons tout d’abord l’approche de Nancy Chodorow, psychanalyste et anthropologue américaine, qui, avec son célèbre livre The Reproduction of mothering (1978), articule psychanalyse et féminisme par le biais de la théorie de la relation d’objet. Nous aborderons ensuite les approches théoriques de Juliet Mitchell, Julia Kristeva et Luce Irigaray, qui ont été, chacune à leur façon, marquées par le retour à Freud effectué par Lacan. Ce rapide panorama fera apparaître les avancées de chacune de ces approches; il en fera également ressortir les limites, voire les impasses. Il ouvrira enfin vers une lecture critique de l’articulation de la théorie psychanalytique et de la théorie féministe, qui ne fasse pas violence aux spécificités de l’une et de l’autre.

Séminaire organisé par Inara Luisa Marin en 4 séances

Bâtiment Condorcet – 4 rue Elsa Morante – Paris 13° – M° Bibliothèque F. Mitterand. Jeudis 13 janvier, stuff 10 février, rx 17 mars et 21 avril 2011 de 14h à 16h : salle 056A .

13 janvier : introduction à la problématique – Chodorow

Texte de base : Chodorow, Nancy J., The reproduction of mothering, Berkley, University of California Press, 1978 (reprint 1999).

10 février : Mitchell

Texte de base : Mitchell, Juliet, Psychanalyse et féminisme, T.1 et 2, Paris, Editions des Femmes, 1975.

17 mars : Kristeva

Texte de base : Kristeva, Julia, « Le temps des femmes », in Cahiers de recherche des sciences de textes et documents, n°34/44, 5, 1974, pp.5-19.

21 avril : Irigaray

Texte de base : Irigaray, Luce, Speculum, de l’autre femme, Paris, Editions de Minuit. Coll. « Critique », 1974.

Ce séminaire sera consacré à l’articulation entre libido et société telle qu’elle peut être pensée par la psychanalyse et le féminisme. Pour ce faire, nous aborderons tout d’abord l’approche de Nancy Chodorow, psychanalyste et anthropologue américaine, qui, avec son célèbre livre The Reproduction of mothering (1978), articule psychanalyse et féminisme par le biais de la théorie de la relation d’objet. Nous aborderons ensuite les approches théoriques de Juliet Mitchell, Julia Kristeva et Luce Irigaray, qui ont été, chacune à leur façon, marquées par le retour à Freud effectué par Lacan. Ce rapide panorama fera apparaître les avancées de chacune de ces approches; il en fera également ressortir les limites, voire les impasses. Il ouvrira enfin vers une lecture critique de l’articulation de la théorie psychanalytique et de la théorie féministe, qui ne fasse pas violence aux spécificités de l’une et de l’autre.

Le séminaire Sexualités et genre IV dirigé par Monique David-Menard accueille Pénélope Deutscher, viagra buy professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) sur Foucault et le sexe reproducteur.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, online I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Dates et lieux :

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon : 4, rue Marie-Andrée Lagroua Weill Halle – Paris 13ème – M° Bibliothèque F. Mitterrand.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Séminaire organisé par Monique David-Menard dans le cadre de « SEXUALITES ET GENRE ».

Les jeudis 06, 13,20, et 27 janvier 2011 et les 03, 10, 17 et 24 mars 2011 de 12h à 14h salle 238C de la Halle aux Farines – Esplanade Pierre Vidal-Naquet – Paris 13°.

Foucault est certainement le philosophe qui, dans la pensée contemporaine, a le mieux pensé qu’une pratique, c’est de la pensée, et c’est à ce titre qu’il intéresse la psychanalyse, qui est une pratique. Elle transpose, en effet, la vie sexuelle dans les conditions de la cure, ce que dit en allemand le terme Übertragung, trop souvent traduit par « transfert ».  Foucault montre qu’une pratique, c’est de la pensée, non pas en articulant dans une philosophie de la causalité théorie, technique, pratique et poésie, comme l’a fait Aristote,  mais en décrivant des « positivités » qui ne requièrent plus qu’on fasse de la distinction entre théorie et pratique un concept organisateur. C’est pourquoi L’Archéologie du savoir (1970) qui prend acte de cet éloignement (mis en œuvre  sur quelques exemples dans ses ouvrages antérieurs) est un très grand livre.

Le séminaire portera sur :

1.  l’approche des « énoncés »,  le concept de « discours » chez Foucault confronté à celui qu’élabore Lacan dans les mêmes années, et sur les « a priori historiques » à différencier des « a priori formels »

2. Opération, norme et critique chez Foucault et chez Judith Butler

3. Formes de subjectivation et critique du sujet chez Foucault et Deleuze

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010, le séminaire accueillera deux conférences de Pénélope Deutscher, professeur de philosophie à Northwestern University, (Evanston/Chicago) sur «  La reproduction des vivants chez Foucault » en salle RH02B du Bâtiment Buffon – 4 rue Marie-Andrée Lagroua Weill-Halle – Paris 13° – Métro F. Mitterand.d.

Séminaire organisé par Inara Luisa Marin en 5 séances

Jeudis 18 novembre et 9 décembre 2010 de 14h à 16h en salle 355A – Bâtiment Condorcet – 4 rue Elsa Morante – Paris 13° – M° Bibliothèque F. Mitterand. Jeudis 10 février, 17 mars et 21 avril 2011 : salle précisée ultérieurement.

18 novembre : introduction à la problématique

9 décembre : Chodorow

Texte de base : Chodorow, Nancy J., The reproduction of mothering, Berkley, University of California Press, 1978 (reprint 1999).

10 février : Mitchell

Texte de base : Mitchell, Juliet, Psychanalyse et féminisme, T.1 et 2, Paris, Editions des Femmes, 1975.

17 mars : Kristeva

Texte de base : Kristeva, Julia, « Le temps des femmes », in Cahiers de recherche des sciences de textes et documents, n°34/44, 5, 1974, pp.5-19.

21 avril : Irigaray

Texte de base : Irigaray, Luce, Speculum, de l’autre femme, Paris, Editions de Minuit. Coll. « Critique », 1974.

Ce séminaire sera consacré à l’articulation entre libido et société telle qu’elle peut être pensée par la psychanalyse et le féminisme. Pour ce faire, nous aborderons tout d’abord l’approche de Nancy Chodorow, psychanalyste et anthropologue américaine, qui, avec son célèbre livre The Reproduction of mothering (1978), articule psychanalyse et féminisme par le biais de la théorie de la relation d’objet. Nous aborderons ensuite les approches théoriques de Juliet Mitchell, Julia Kristeva et Luce Irigaray, qui ont été, chacune à leur façon, marquées par le retour à Freud effectué par Lacan. Ce rapide panorama fera apparaître les avancées de chacune de ces approches; il en fera également ressortir les limites, voire les impasses. Il ouvrira enfin vers une lecture critique de l’articulation de la théorie psychanalytique et de la théorie féministe, qui ne fasse pas violence aux spécificités de l’une et de l’autre.

Séminaire organisé par Inara Luisa Marin en 4 séances

Bâtiment Condorcet – 4 rue Elsa Morante – Paris 13° – M° Bibliothèque F. Mitterand. Jeudis 13 janvier, stuff 10 février, rx 17 mars et 21 avril 2011 de 14h à 16h : salle 056A .

13 janvier : introduction à la problématique – Chodorow

Texte de base : Chodorow, Nancy J., The reproduction of mothering, Berkley, University of California Press, 1978 (reprint 1999).

10 février : Mitchell

Texte de base : Mitchell, Juliet, Psychanalyse et féminisme, T.1 et 2, Paris, Editions des Femmes, 1975.

17 mars : Kristeva

Texte de base : Kristeva, Julia, « Le temps des femmes », in Cahiers de recherche des sciences de textes et documents, n°34/44, 5, 1974, pp.5-19.

21 avril : Irigaray

Texte de base : Irigaray, Luce, Speculum, de l’autre femme, Paris, Editions de Minuit. Coll. « Critique », 1974.

Ce séminaire sera consacré à l’articulation entre libido et société telle qu’elle peut être pensée par la psychanalyse et le féminisme. Pour ce faire, nous aborderons tout d’abord l’approche de Nancy Chodorow, psychanalyste et anthropologue américaine, qui, avec son célèbre livre The Reproduction of mothering (1978), articule psychanalyse et féminisme par le biais de la théorie de la relation d’objet. Nous aborderons ensuite les approches théoriques de Juliet Mitchell, Julia Kristeva et Luce Irigaray, qui ont été, chacune à leur façon, marquées par le retour à Freud effectué par Lacan. Ce rapide panorama fera apparaître les avancées de chacune de ces approches; il en fera également ressortir les limites, voire les impasses. Il ouvrira enfin vers une lecture critique de l’articulation de la théorie psychanalytique et de la théorie féministe, qui ne fasse pas violence aux spécificités de l’une et de l’autre.

Séminaire organisé par Inara Luisa Marin en 5 séances

Jeudis 18 novembre et 9 décembre 2010 de 14h à 16h en salle 355A – Bâtiment Condorcet – 4 rue Elsa Morante – Paris 13° – M° Bibliothèque F. Mitterand. Jeudis 10 février, 17 mars et 21 avril 2011 : salle précisée ultérieurement.

18 novembre : introduction à la problématique

9 décembre : Chodorow

Texte de base : Chodorow, Nancy J., The reproduction of mothering, Berkley, University of California Press, 1978 (reprint 1999).

10 février : Mitchell

Texte de base : Mitchell, Juliet, Psychanalyse et féminisme, T.1 et 2, Paris, Editions des Femmes, 1975.

17 mars : Kristeva

Texte de base : Kristeva, Julia, « Le temps des femmes », in Cahiers de recherche des sciences de textes et documents, n°34/44, 5, 1974, pp.5-19.

21 avril : Irigaray

Texte de base : Irigaray, Luce, Speculum, de l’autre femme, Paris, Editions de Minuit. Coll. « Critique », 1974.

Ce séminaire sera consacré à l’articulation entre libido et société telle qu’elle peut être pensée par la psychanalyse et le féminisme. Pour ce faire, nous aborderons tout d’abord l’approche de Nancy Chodorow, psychanalyste et anthropologue américaine, qui, avec son célèbre livre The Reproduction of mothering (1978), articule psychanalyse et féminisme par le biais de la théorie de la relation d’objet. Nous aborderons ensuite les approches théoriques de Juliet Mitchell, Julia Kristeva et Luce Irigaray, qui ont été, chacune à leur façon, marquées par le retour à Freud effectué par Lacan. Ce rapide panorama fera apparaître les avancées de chacune de ces approches; il en fera également ressortir les limites, voire les impasses. Il ouvrira enfin vers une lecture critique de l’articulation de la théorie psychanalytique et de la théorie féministe, qui ne fasse pas violence aux spécificités de l’une et de l’autre.

Séminaire organisé par Pénélope Deutscher, professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) dans le cadre du séminaire Sexualités et genre IV dirigé par Monique David-Menard

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Séminaire organisé par Pénélope Deutscher, professeure à Northwestern University (Evanston/Chicago) dans le cadre du séminaire Sexualités et genre IV dirigé par Monique David-Menard

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment Buffon.

Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien dans l’Histoire de Sexualité, I : La Volonté de savoir . Présenté par Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la gouvernementalité et de l’intensification de la vie) et le sexe (vecteur de refus de l’hypothèse répressive). Cette lecture de l’Histoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au contraire des résultats inattendus et féconds.

L’Histoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point d’origine pour la revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer aussi dans un quatrième dialogue avec l’histoire de la reproduction et les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la question du rapport complexe entre le ‘sexe’ et la ‘vie’ dans le texte, et des points de croisement de ces vecteurs.

Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la vie reproductrice aient l’un et l’autre peu d’importance explicite dans l’Histoire de la Sexualité I, c’est néanmoins le sexe reproducteur qui est le nœud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens biopolitique et le sexe.

Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme reproductrice (en tant qu’élément du couple malthusien) comme vecteur inattendu dans l’Histoire de la Sexualité I, dans la <<vie>> au sens biopolitique, plus précisément dans le nœud entre biopolitique et thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après Foucault – notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler, celui du seuil et de la zone d’instinction chez Agamben, et celui de la vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito.

Points de repères :

Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le deuil (2010)

Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre (2005)

Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)

Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 : La fabrication de l’humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie et de la mort.

Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)

Séminaire organisé par Monique David-Menard dans le cadre de « SEXUALITES ET GENRE ».

Les jeudis 06, diagnosis 13, capsule 20, no rx et 27 janvier 2011 et les 03, 10, 17 et 24 mars 2011 de 12h à 14h salle 238C de la Halle aux Farines – Esplanade Pierre Vidal-Naquet – Paris 13° (métro Bibliothèque F. Mitterand).

Foucault est certainement le philosophe qui, dans la pensée contemporaine, a le mieux pensé qu’une pratique, c’est de la pensée, et c’est à ce titre qu’il intéresse la psychanalyse, qui est une pratique. Elle transpose, en effet, la vie sexuelle dans les conditions de la cure, ce que dit en allemand le terme Übertragung, trop souvent traduit par « transfert ».

Foucault montre qu’une pratique, c’est de la pensée, non pas en articulant dans une philosophie de la causalité théorie, technique, pratique et poésie, comme l’a fait Aristote,  mais en décrivant des « positivités » qui ne requièrent plus qu’on fasse de la distinction entre théorie et pratique un concept organisateur. C’est pourquoi L’Archéologie du savoir (1970) qui prend acte de cet éloignement (mis en œuvre  sur quelques exemples dans ses ouvrages antérieurs) est un très grand livre.

Le séminaire portera sur :

1.  l’approche des « énoncés »,  le concept de « discours » chez Foucault confronté à celui qu’élabore Lacan dans les mêmes années, et sur les « a priori historiques » à différencier des « a priori formels »

2. Opération, norme et critique chez Foucault et chez Judith Butler

3. Formes de subjectivation et critique du sujet chez Foucault et Deleuze

Les jeudis 9 et 16 décembre 2010, le séminaire accueillera deux conférences de Pénélope Deutscher, professeur de philosophie à Northwestern University, (Evanston/Chicago) sur «  La reproduction des vivants chez Foucault »

PROGRAMME DE MARS 2011

– jeudi 3 : Monique David-Ménard : la répétition chez Foucault, chez Butler et en psychanalyse,

jeudi 10 : Vladimir Safatle (Université de Sao Paulo) avec Jean-Christophe Goddard (Université de Toulouse – Le Mirail) : Présentation de son ouvrage : La Passion du négatif. Lacan et la Dialectique, Olms Editions, 2010

jeudis 17 : Monique David-Ménard (suite)

-jeudi 24 : Jacques Donzelot (Université Paris X) : De La Police des familles Minuit 1977/2005, à Faire société (avec Catherine Mevel et Alice Wyvekens, Seuil 2003). Quand la ville se défait, Seuil 2008.