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Repenser le réel du corps à partir du refoulement organique

Présenté par François Villa

Le séminaire a lieu tous les quinze jours

le mercredi de 8h30 à 10h30

à l’UFR de Sciences Humaines cliniques

28 rue de Paradis 75010

à partir du 7 novembre

 

Notre projet est de penser le mode d’investissement de première nécessité de la vie qui transparaît dans les expériences-limites qui surgissent quand les conditions d’un être humain deviennent exceptionnellement précaires. Ce qui se révèle aussi dans ces circonstances est une énigmatique robustesse de l’humain qui, défiant l’entendement, peut doter l’homme de la capacité de survivre physiquement et psychiquement dans des situations de dernière extrémité.

 

À ces moments-là, s’impose la vérité de la proposition spinoziste qui avance : « on ne sait pas ce que peut le corps… », dans le temps même où, s’affirme la vraisemblance de la formulation de Chalamov : l’homme est devenu l’homme « parce qu’il a forcé son esprit à servir avec bonheur ou avec profit son corps ». Pour Chalamov, si l’homme est physiquement le plus résistant des animaux, ce n’est pas parce qu’il l’était d’entrée de jeu, mais parce qu’il a pu le devenir et il ne l’est devenu qu’en ayant forcé l’esprit à servir avec bonheur le corps. L’esprit ne servirait pas naturellement le corps avec bonheur – on pourrait, peut-être même, avancer qu’assez souvent il le sert assez malheureusement de ne tendre que trop à se détourner des exigences du somatique qu’il ressent comme un malheur (celui d’avoir un corps, de ne pas être un pur esprit, d’être limité par le corps).

 

Le physiquement que nous convoquons ici n’est pas un état premier, mais un physique transformé par l’esprit. Forcer l’esprit à servir avec bonheur son corps, c’est le contraindre à envisager le réel du corps auquel il se voit confronté par la douleur et par la jouissance.

 

 Pour poursuivre le cheminement, nous nous confronterons à d’obscures, mais insistantes notions freudiennes : celles du refoulement organique, de l’étrangement, du roc biologique et d’érogénéité.

 

Pour tout renseignement : villa@univ-paris-diderot.fr

 

 

 

 

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