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Séminaire Nouvelles représentations de la vie en biologie et philosophie du vivant : 3ème année

Séminaire organisé par le Centre d’études du vivant et la Société internationale Psychanalyse/philosophie (SIPP)

Avec Monique David-Ménard, buy viagra Patrick Guyomard, clinic Philippe van Haute, treat Vladimir Safatle

Le séminaire se tient à l’UFR de Sciences humaines cliniques – 26 rue de Paradis 75010 Paris salle 2 les mercredis 20 janvier, 27 janvier et 3 février 2010 de 14h à 16h.

salle 5 le mercredi 10 février, attention de 15h30 à 17h30.

Autour de ce thème de la reconnaissance, notion philosophique hégélienne fondatrice d’une philosophie du politique mais aussi notion souvent employée pour qualifier ce qui est attendu d’une cure analytique (« reconnaissance du désir »), nous nous demanderons si la psychanalyse rompt avec la métaphysique ou bien si sa pratique continue à s’y référer et comment.

Ce séminaire fait suite au colloque de la SIPP organisé récemment (25-28 octobre 2009) à Boston College «  Psychanalyse, tragédie, politique », et auquel les quatre intervenants ont participé.

Contact: centre_etudes_du_vivant@univ-paris-diderot.fr

Site de la Société internationale psychanalyse/philosophie (SIPP/ISPP): www.fflch.usp.br/df

Organisé par Laurent Cherlonneix, prostate co-animé par Jean-Claude Ameisen

Les jeudis 25 mars, 08 avril, 06 mai, 20mai, 03 juin de 16h à 18h

en salle 256A – Bâtiment Condorcet

4 rue Elsa Morante – 75013 Paris

Métro Bibliothèque François Mitterrand

Intervenants :

Michel Morange, Georges Chapouthier, Michaël Azagury,

Pascal Nouvel, Jean-Hugues Barthélémy

Nous tentons cette année, au cours du troisième volet consacré à une nouvelle représentation de la vie à partir des recherches biomédicales sur la mort cellulaire « programmée » ou apoptose, de réfléchir non plus tant à partir de discours produits par des épistémologues, philosophes, psychanalystes ou même théologiens, qu’à partir de celui de chercheurs en biologie ou en biomédecine. Il s’agit de demander à ces auteurs de faire l’effort de se pencher d’une autre manière sur les phénomènes d’initiation et de suspension de la mort cellulaire qu’ils connaissent très bien. Jusqu’où exactement confirment-ils, ou nuancent-ils ou s’opposent-ils à l’idée que ces recherches supposent, avec la représentation d’une sculpture du vivant (selon l’ouvrage de Jean-Claude Ameisen), une nouvelle représentation du Vivant (si l’on s’oriente d’après le sous-titre de L’équivocité Vive de Laurent Cherlonneix) ?

Une séance de « rattrapage » de notre deuxième volet (premier semestre 2009), consacré au dialogue entre philosophie de la vie et biologie de l’apoptose, est également prévue cette année. Jean-Hugues Barthélémy – en complément des exposés de l’an passé à partir de Deleuze, Jonas, Heidegger, Worms, Bergson et du récit sur « l’arbre du connaître bien et mal » dans la Genèse – établira les conditions d’un dialogue entre la pensée de Simondon en tant qu’elle intègre au concept d’individuation des processus internes de mort, et la biologie de l’apoptose.

1°) Michel Morange : le jeudi 25 mars de 16 à 18 heures : Quand les frontières de la mort cellulaire deviennent floues : interrogation sur la notion de ‘recrutement’

Il s’agira de se pencher sur un ensemble d’observations récentes qui montrent que les composants moléculaires des mécanismes de la mort par apoptose participent à de multiples autres fonctions dans la cellule. De manière générale, c’est s’interroger sur la notion de ‘recrutement’ et l’effet de brouillage de la sélection naturelle.

2°) Georges Chapouthier : le jeudi 8 avril de 16 à 18 heures : Complexité en mosaïque, processus darwiniens et dialectique de la vie

A côté des processus de sélection darwinienne, dont l’apoptose pourrait être un exemple, voire à côté des processus dialectiques de « la vie en train de se faire », y a-t-il aussi place pour des processus plus généraux et plus systématiques dans l’édification de la complexité du vivant ?

3°) Michael Azagury : le jeudi 6 mai de 16 à 18 heures : La cellule cancéreuse : un modèle d’immortalité. Et pourtant…

Et si la cellule cancéreuse avait « raison » ? Si, de par l’utilisation pour sa propre survie, de tous les mécanismes existants dans une cellule normale, elle avait trouvé la réponse, celle qui permet d’atteindre l’immortalité ? Tous les mécanismes utilisés par une cellule dans son cursus physiologique de vie et de mort (apoptose, méthylation, actions sur les télomérases etc.) sont déviés par la cellule cancéreuse dans un seul but : proliférer, se développer à tout prix. On peut, dans un combat pour la vie au sens darwinien, comprendre ces types d’actions pour un virus ou un parasite qui viennent faire irruption dans une cellule pour s’approprier tout le matériel nécessaire pour leur propre survie. On le comprend moins bien pour une cellule cancéreuse puisqu’elle émane de l’hôte, qu’elle fait partie de ce tout et en même temps va causer la destruction de son propre support.

Certes, pour quelques modèles de cancers, « l’infection » par un virus et l’intégration de ses gènes au sein de l’ADN cellulaire est responsable de la prolifération puis de la cancérisation de cette cellule. Mais ce modèle de « cancérisation par l’infection » n’est pas retrouvé dans la majorité des cancers. Dans la plupart des cas, il est évoqué des « lésions » par des agents externes chimiques ou physiques qui, comme des « bugs » informatiques, altèrent l’intégrité de l’ADN et sont responsables de cette cancérisation cellulaire.

Cette explication plus large  permet de rendre compte d’un grand nombre d’événements aléatoires de cancérisation pouvant survenir au cours de la multiplication physiologique cellulaire mais en fait ne règle en rien notre problématique. A savoir qu’une cellule dite « normale » porte intrinsèquement en elle, dans ses gènes, et comme héritage de son passé, une potentialité de prolifération illimitée. Cette prolifération est inutilisée car contrôlée par de multiples mécanismes de régulation, qui, si elle n’était pas maîtrisée, donnerait à la cellule « normale » cette faculté d’accéder à l’immortalité et à une toute puissance. La science a d’ailleurs donné à certaines cellules progénitrices issues par exemple de la moelle osseuse ou du sang de cordon, le nom de cellules totipotentes. Ainsi, seul un programme de régulation différent sépare la cellule cancéreuse de la cellule normale… 

Et le vivant dans tout cela ? Comment imaginer que parce qu’une cellule a en elle un processus, un programme de vie et de mort intégré, nous puissions extrapoler même si cette cellule fait partie d’un tout, de notre tout, à un être vivant dans son ensemble dont le but reste un combat pour la vie et contre la mort. Comment accepter de « donner raison » à une cellule cancéreuse dans son intentionnalité à survivre au détriment même de la vie de son hôte, de lui « donner raison »  dans son combat anarchique, acharné et paradoxal pour expliquer qu’il y aurait un potentiel d’immortalité du vivant, que l’homme n’a pas encore réussi à découvrir ?

Au cours de l’exposé, nous reprendrons brièvement les mécanismes de cancérogénèse permettant d’expliquer cette capacité de prolifération cellulaire indéfinie et nous montrerons qu’en fait l’absence de régulation, l’anarchie dans la prolifération est incompatible avec une organisation du vivant telle que les scientifiques la conçoivent. Nous tenterons de montrer enfin que la biologie, malgré tous les progrès technologiques et toutes les approches pour la compréhension des mécanismes de régulation cellulaire, reste dans l’incapacité d’extrapoler ces modèles, à un organisme dans son ensemble, à un être vivant dans sa dimension ontologique, dans sa complexité et dans sa lutte permanente pour sa propre vie jusqu’à sa mort et pour la survie de son espèce.

Entre l’être et la cellule il y a la conscience du vivant.

4°) Pascal Nouvel : le jeudi 20 mai de 16 à 18 heures : Vie et mort des sentiments (Spinoza-Proust-Damasio)

Il s’agira de montrer comment, selon ces trois auteurs, un sentiment naît, se transforme et disparaît et de relever des différences ou, au contraire, des convergences entre leurs trois approches.

5°) Jean-Hugues Barthélémy : le jeudi 3 juin de 16 à 18 heures : Individuation et apoptose : repenser l’adaptation ?

Le dialogue critique, resté largement incompris, qu’avait instauré en son temps Simondon avec les concepts néo-darwinien et néo-lamarckien d’adaptation ne peut véritablement prendre sens que si l’on corrèle, à la lumière des travaux de Jean-Claude Ameisen sur la « sculpture du vivant », l’idée simondonienne d’individuation vitale – comprise comme ontogenèse permanente et ouverte sur le milieu – avec cette autre intuition simondonienne qu’est le caractère essentiel des processus internes de mort pour l’activité d’individuation vitale elle-même. Même si Simondon ne pouvait certes que tracer des pistes, il convient aujourd’hui de le lire sans le rabattre sur les débats de son temps, qu’il tâchait systématiquement de dépasser. Nous nous proposons donc de dégager toute l’actualité de sa pensée, en concluant par ailleurs sur sa capacité d’Encyclopédiste à penser, de façon à la fois anti-substantialiste et anti-réductionniste, les différents « régimes d’individuation » physique, vital et psycho-social.

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